En un mot : Alger met de l’eau dans son vin

dramane-aliou-kone

La sortie musclée de l’ambassadeur algérien, président du Comité de suivi de l’accord (CSA), Ahmed Boutache, contre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) est loin d’être fortuite. Première depuis que l’Algérie a pris le contrôle du processus de paix, cette réaction est bien une retombée de la visite du président français à Gao. Emmanuel Macron n’avait pas porté de gants pour fustiger le comportement de notre voisin algérien dans la lutte contre le terrorisme et surtout le retard pris dans l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger. 

Chef de file de la Médiation, l’Algérie n’avait jamais dégainé son arme contre les groupes armés du Nord qui continuent chaque jour de défier la mise en œuvre de l’accord. L’on se souvient des multiples boycotts de la CMA des différentes activités du processus (CSA, Moc, des autorités intérimaires, le cantonnement, etc.), sans la moindre réaction d’Alger.

Aujourd’hui, en réponse aux récriminations du président français, on peut voir une nouvelle page s’ouvrir dans le processus. Pourvu que des actions sincères accompagnent le discours politique.

DAK

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