Crise du football malien : Tout le monde acceptera de rentrer dans le train ?

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Le Ministre des Sports a déclaré avoir dissout le 17 févier 2017 le comité exécutif de la Fédération Malienne de football dirigé par Boubacar Baba Diarra pour le remplacer au Comité de normalisation (Conor), pour trouver une solution à la crise du football malien qui prévaut depuis trois ans. Pour lui, il s’agit de permettre à tous acteurs du football d’adhérer au Conor pour discuter, échanger, se comprendre afin de trouver une solution heureuse au blocage. A l’image du Ministre des sports Housséini Amion Guindo, le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita, a lancé le même appel aux fils du pays pour rentrer dans le train de la Conférence d’entente nationale (CEN) pour avoir une solution commune à la paix au Mali. Chose qui sera faite.

L’on dira qu’IBK aura été entendue malgré la forme des invitations décriées par certains. Le Ministre des sports sera-t-il aussi entendu par les acteurs du football? Telle est la question cruciale qui est sur toutes les lèvres aujourd’hui. Avec les actes posés deux semaines après la dissolution du bureau exécutif de la Femafoot, l’on est inquiet. Inquiet, car il ressort visiblement  que les deux tendances se regardent toujours en chien de faïence. D’une part, si les membres des clubs majoritaires, la Coalition patriotique pour le Mali, les jeunes de la Commune II du district de Bamako  et autres personnalités ont tendu la main au Conor, il ressort de l’autre côté, une opposition farouche du camp soutenant le bureau exécutif dissout par le ministre «Poulo» d’adhérer au Conor.

Le meeting de 13 clubs de ligue 1 et de 6 ligues de football sur le terrain de l’As Réal pour se désolidariser du Conor en est une illustration. Pour eux, il faut respecter les textes de la Fifa, revenir aux recommandations formulées par la Fifa dont la réinstallation de l’équipe de Boubacar Baba Diarra.  Le rapprochement est donc très difficile dans ces conditions. D’où le scepticisme même si l’on veut croire à une sortie de crise rapide pour que notre sport roi reprenne son cour normal. Nous apprenons que les autorités religieuses sont démarchées pour qu’elles s’impliquent afin de parvenir à faire entrer tous dans le train Conor. Seront-elles entendues ?

Au Djoliba Ac, la même inquiétude prévaut

Au sein de l’un des clubs de phares du football malien : le Djoliba Ac, les fils de Héramakono, refusent d’embarquer, ensemble,  dans le même train.  Au lendemain de l’assemblée générale extraordinaire du samedi 25 mars 2017 qui a vu Tidiani Niambélé rempilé, une autre assemblée s’est tenue le samedi 1er mars toujours à Hérémakono qui a porté le Mohamed Lamine Haidara dit Mao à la présidence du club.  Des bonnes volontés  appellent à l’union pour sortir le club de la  disette. Ces appels seront-ils entendus ? C’est aussi là toute la question vu la fissure est grande au sein des deux camps.

H.B. Fofana

LE REPUBLICAIN

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