Débat sur la révision constitutionnelle sur l’ORTM : Le choix de la langue bloque le face à face entre pro et anti reforme

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L’ORTM par la lettre numéro 345 invite la majorité présidentielle et l’opposition sur son plateau pour un débat contradictoire sur  la révision constitutionnelle qui défraie la chronique. Ce débat en direct sur la chaine nationale se fixe comme objectif d’assurer une large information des populations sur la teneur et les enjeux de cette révision. Il se tiendra ce soir aux alentours de  21 h 30. Seul bémol, pas des moindres, le choix de la langue du débat risque de constituer un blocus à la tenue du débat. Alors que la chaîne nationale prévoit ce plateau en français, l’opposition le veut en langue nationale Bamanankan.

Au moment où nous-nous mettions sous presse, une menace planait toujours sur la tenue de ce débat tant attendu par les téléspectateurs.

Si ce débat venait à se tenir, la CMP sera représenté sur le plateau par les députés Moussa Timbiné, Zoumana NTji Doumbia et le ministre Kassim Tapo. Pour l’opposition, il verra la participation de Tiéblé Dramé (Parena), Mody N’diaye (Urd) et Mme Sy Kadiatou Sow (Plateforme Antè son, Touche pas à ma Constitution). Le débat sera animé par Yaya Konaté de l’ORTM  et Alexis Kalambry, directeur de publication du journal « Les Echos ».

Ce débat intervient après le report à une date ultérieure du scrutin référendaire initialement prévu le 9 juillet, suite à des contestations de l’opposition et de la société civile.

Selon le président de la République, IBK, lors de la traditionnelle présentation de vœux de la fête d’Aïd El Fitr,  cette révision s’inscrit en droite ligne de l’Accord de paix et de Réconciliation. Et d’ajouter que qui quelconque qui s’oppose à ce projet s’oppose à l’instauration de la paix au Mali.

IBK répond aux détracteurs de la révision constitutionnelle : « De grâce qu’on ait pitié de ce pays-là,  qu’on chérisse un peu la vérité »

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Le président de la République,  lors de ses réponses à ses hôtes de marques du jour venus lui présenter leurs vœux de fin de ramadan.  Il a profité de cette occasion pour encore une fois rappelé la grandeur du Mali, un Mali qui est en train  de sortir d’une crise sans précédent dans l’histoire de notre pays. Il dira par rapport au projet de révision de la Constitution, que certains amendements en nombre de l’opposition sur le projet de révision de la Constitution dont certains ont été pris en compte et insérés.

Il a ensuite souligné :  » Dans le parcours maintenant,  on  demande simplement : il faut  renoncer et retirer ce n’est pas une question d’orgueil ou d’ego ;  il s’agit de la gestion de l’Etat ;  il s’agit également de tenir un  engagement ;  d’être en conformité avec un accord qui nous engage. S’il y’a recul nous fondons les autres à s’estimer libérés,  dès lors que nous ne tenons  pas nos engagements pourquoi tiendraient-il sur les leur, donc voyons dans quoi, vers quoi nous voulons plonger le Mali par rapport à  où nous sommes en train d’aller. Vers une sortie de crise ? Peut-être que c’est cela qu’on ne veut pas.

Là encore le paramètre IBK est quoi ? Que cela se passe sous la présence d’IBK? Non, ce n’est pas tolérable,  non IBK n’est rien par rapport à l’histoire du Mali, par rapport au Mali.  Si l’on aime son pays, si l’on est patriote, il y’a des considérations qui n’ont pas lieu d’être. Ca discrédite et la chacun d’entre vous autorités morales ici présentes doivent dire la vérité au pays en conscience,  non qu’on ne trompe pas, les choses sont limpides. L’Assemblée nationale du Mali a été responsable,  elle a voté cette loi de révision constitutionnelle en toute responsabilité,  il y a eu des écoutes citoyennes, il y a eu même une retraite à Fana où l’opposition était présente, oui à infinie on monte IBK vient avec son affaire.

Qu’est-ce qu’il veut,  quelqu’un a même dit aujourd’hui que sentant la fin proche, IBK veut en fin  exister s’il n’a pas existé à présent que son bilan étant nul. Vous savez, je suis tellement habitué à ces sortes d’écarts par rapport à la vérité,  l’homme n’est pas prêt à être sobre que rien ne m’étonne plus, mais le Mali est un pays de sagesse. Le Mali est un pays de profondeur, chacun d’entre nous vante à souhait l’humanisme islamien, de grâce qu’on ne trompe pas notre peuple, que nous ne rations pas ce moment de notre histoire nationale qui est très important.

Alors du coup, certains qu’on n’a pas entendu tout au long de ces années de braises se réveillent soudain, retrouvent leurs voix en conseils avisés. Il faut donner des conseils je ne sais pas, je pense que nous avons un peu appris en toute modestie. De grâce qu’on ait pitié de ce pays-là,  qu’on chérisse un peu la vérité,  cela devait être dit aujourd’hui ici  » a évoqué le Président de la République’’.

Avec Koulouba

 

 

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