Forts de leurs nouveaux succès militaires : Les ex-rebelles posent de nouvelles conditions pour le retour de l’Etat à Kidal

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Présidant la commission de bons offices pour le retour de l’administration à Kidal, le président du Haut conseil islamique du Mali  a eu un premier contact la semaine dernière  avec  les chefs de tribus, des notables, des leaders religieux, des cadres et des responsables militaires de la région.

Ce déplacement de Mahmoud Dicko est loin d’avoir fait progresser les choses. Bien au contraire. Forts de leurs dernières victoires militaires sur leurs frères ennemis du Gatia, les ex-rebelles ont posé de nouvelles conditions pour le retour de l’Etat dans la Capitale de l’Adrar des Ifoghas  notamment la désignation d’un nouveau gouverneur et l’exclusion des combattants du Gatia des futures patrouilles dans la région.

Forts de leurs dernières victoires militaires sur leurs frères ennemis du Gatia, les ex-rebelles ont posé  notamment la nomination d’un nouveau gouverneur de région au prétexte que  « l’actuel gouverneur est trop proche du Gatia, le Groupe d’autodéfense des touareg de la tribu des Imghads ».

Ils ont également demandé l’exclusion des combattants du Gatia des futures patrouilles dans la région en résumant   la composition du Moc, le Mécanisme opérationnel de coordination à 200 éléments de l’armée malienne, et 200  des leurs.

Enfin, après avoir soutenu le projet de révision constitutionnelle,  les leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad exigent désormais que  la future Loi fondamentale  prenne  en compte les Accords d’Alger.

Sans nul doute, le président du Haut conseil islamique du Mali retournera rapidement dans les prochains jours avec les réponses du gouvernement à ces nouvelles exigences des ex-rebelles.

O.D

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PROCESSUS DE PAIX AU MALI :

 L’Alger ne cache plus son pessimisme

 ahmed

Le Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le Nord du Mali  a tenu la semaine dernière  à Alger, sa 12e session. A l’occasion, les officiels algériens n’ont pas caché leur pessimisme et ont reconnu que le dossier est compliqué et complexe.

 

Cette session, qui intervenait après celle tenue à Bamako, le 12 juin 2016, a procédé « à une évaluation de la situation au Nord-Mali et des avancées enregistrées dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, signé en 2015 », a souligné le communiqué officiel.

La réunion a permis  également de « faire le point sur l’état d’avancement de la coopération bilatérale et examiner les voies et moyens de son renforcement et son élargissement au profit des deux pays ».

Mahamadou Diagouraga, haut responsable auprès du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, était présent à Alger, porteur d’un message du président IBK au président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

  1. Messahel a aussi reçu  le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Mali et chef de la Minusma, Mahamet Saleh Annadif. La rencontre s’inscrivait dans le cadre des consultations permanentes entre l’Algérie et les Nations unies sur la situation au Mali et l’évaluation du processus de mise en œuvre de l’Accord d’Alger.

Messahel et Annadif ont discuté de la situation prévalant, à la lumière des derniers développements intervenus au nord du Mali, et, également, de la coordination entre l’Algérie et ses partenaires au sujet de la mise en œuvre de l’accord d’Alger.

L’officiel algérien n’a pas caché son pessimisme et a reconnu que le dossier du Mali est compliqué et complexe. Une déclaration qui reflète les difficultés de l’accord de paix dans notre pays.

O.D

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