Ligues des champions d’Europe : Le PSG reussit son grand test

Paris Saint-Germain's Uruguayan forward Edinson Cavani (R) celebrates after scoring a goal next to team mates Paris Saint-Germain's Brazilian forward Neymar (L) and Paris Saint-Germain's French forward Kylian Mbappe (C) during the UEFA Champions League football match between Paris Saint-Germain and Bayern Munich on September 27, 2017 at the Parc des Princes stadium in Paris. / AFP PHOTO / FRANCK FIFE

C’est un doux euphémisme, une affreuse banalité, une évidence sans saveur, un constat d’une horrible platitude Neymar va vite. Sauf qu’hier, il allait trop vite pour Didot, Kerbrat, Biševac et Diop. Bref, comme prévu. Car qui pouvait feindre la surprise de façon crédible en regardant Junior dévaliser la Ligue 1 ? Mais ce soir, alors que le sablier ne tournait que depuis 1 minute 30 et qu’il n’avait pas encore versé une seule goutte de sueur, le Ney a fait la même chose avec la défense du Bayern. Un ballon aux trente mètres, une percée fulgurante, un service en or, et Dani Alves n’avait plus qu’à terminer le boulot dans un fauteuil. Le scénario parfait pour les personnes qui avaient à peine eu le temps de s’asseoir sur leur siège et qui étaient déjà debout pour célébrer le début de la fête parisienne.

Son et lumière

Dès les premières secondes, le PSG livre le spectacle pour les yeux tandis que le Parc s’occupe de l’animation sonore. Un son et lumière gonflé à bloc par les sifflets assourdissants du public à chaque possession du Bayern, alors que le DJ du Parc des Princes avait déjà commencé à démolir les tympans en tournant le bouton du son à fond pendant la musique de la Ligue des champions. Mais l’histoire le prouve, les Allemands n’ont pas peur des bruits de déflagrations et s’appliquent à poser leur jeu après le but d’Alves. Munich est parfois dangereux avec le ballon, toujours sur corner, et Areola doit se défoncer la gorge pour remonter les bretelles de ses défenseurs.

Neymar est même obligé de jouer les pompiers en défense en réglant le cas Kimmich d’un coup d’épaule, mais c’est bel et bien le large Alphonse qui sauve Paris d’une superbe main opposée sur une frappe énervée de Javi Martínez. Pour s’en sortir, Paris s’en remet aux contres. Un coup Neymar pousse trop son ballon, un autre Cavani croise trop sa frappe. Mais les boulons de Munich sautent quand Mbappé, après avoir fait joujou avec la défense, sert Cavani lancé comme une balle qui frappe instantanément sous la barre d’Ulreich. Le Bayern a beau tenter en fin de mi-temps, Areola nettoie tout dans un Parc en pleine ivresse harangué par Neymar.

Bruit et fureur

Les fans du Bayern, venus remplir tout le parcage, ont le mérite de ne pas se laisser abattre. Juste avant le coup d’envoi, ils avaient déployé une banderole : « 75€ le ticket ? Nous ne sommes pas Neymar, les prix des places doivent être raisonnables. » Alors à ce prix-là, autant continuer à chanter malgré le score et la concurrence monstrueuse du public du Parc. Entré à la mi-temps, Kingsley Coman dépense beaucoup d’énergie pour ses retrouvailles avec Paris et le PSG se fait secouer. Thiago Silva doit placer une tête sur sa ligne, juste avant que Neymar ne rate de façon scandaleuse une frappe qu’il avait eu tout le temps d’ajuster.

Et comme le gentil Brésilien loupe tout, Paris arrive à l’heure de jeu sans avoir eu de vraie occasion en deuxième période. Pas génial quand de l’autre côté du terrain, Areola doit sortir quelques arrêts et surveiller les tonnes de corners qu’obtient Munich. Mais pour assurer ses arrières, le PSG a son Kyky qui achève Alaba d’un coup de rein avant de laisser le plaisir de marquer à Neymar.

Le geste de Mbappé est à l’image de son match : magnifique. Assommé, le Bayern reprend la rencontre en titubant et continue de pousser vers la surface parisienne, mais n’y trouve qu’un Areola impérial. Le match peut filer vers la fin dans un vacarme puissant et à la signification limpide : le Parc est heureux, mais le Parc a encore faim.

SOFOOT

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