QUATRE QUESTIONS A… Modibo Diarrah, PCA de la BHM SA

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Les Echos : Quelles ont  été les grandes lignes de votre mandat 2015 Ont–elles été atteintes ?

 Modibo Diarrah : Quand nous avons pris les reines de la banque, nous avons eu une feuille de route. Il s’agit  en prélude à la fusion, de développer les activités de crédits dans tous les domaines de la Banque, redynamiser l’action commerciale, développer les services bancaires. Aussi, intensifier la liquéfaction des immobilisations hors exploitation, que nous appelons (IHE), intensifier les mouvements contentieux. Parce que la BHM a beaucoup de créances en souffrance. Renforcer la structure financière de la banque et développer les activités avec l’extérieur sont les grandes lignes à nous assignées. Et au regard de la situation au 31 décembre 2015 où nous sortons avec plus de 2 milliards de F CFA de bénéfice avant impôt, nous pouvons valablement dire que cette mission a été largement accomplie.

Les Echos : Aujourd’hui est-ce que l’on peut dire que la BHM est sortie de la zone de turbulence, quand on sait qu’il y a quelques années, elle n’arrivait pas à payer les déposants ?

M.D : Cette situation fait partie de l’histoire. Aujourd’hui, notre banque est pratiquement sortie de ses difficultés et vit dans des conditions meilleures où nous payons à nos clients n’importe quel montant et dans les meilleures conditions de service. Pour preuve, pour la seule année 2015, nous avons augmenté nos clients de 4 864 clients et nos déposants sont très satisfaits.

Les Echos : Qu’est-ce qu’il faut comprendre par la fusion de la BHM avec la BMS ? Le financement de l’habitat et de l’immobilier commercial va prendre fin ?

 M.D : Il faut comprendre que la BHM ne disparaît pas, elle va en fusion- absorption avec la Banque malienne de la solidarité (BMS). Cela veut dire que c’est une synergie des moyens. La nouvelle entité va avoir plus de moyens pour pouvoir amplifier le financement de l’habitat et de l’immobilier. D’ailleurs, ce volet est un des leviers importants à elle assigné. La BHM va arriver avec une expertise et des dispositions meilleures. Le financement de l’habitat et de l’immobilier disposera de beaucoup plus de moyens dans cette nouvelle entité.

Les Echos :  Y aura –t-il de licenciements avec la création de cette nouvelle entité ?

 

M.D : Tous les dossiers montés dans le cadre de la fusion à venir rassurent. Il  n’ y aura pas de licenciement de personnel. Mais, il faut comprendre que des opérations d’envergure de ce genre doivent nécessairement être accompagnées d’un plan de départ volontaire. Cela permettra effectivement aux ressources humaines par rapport à la nouvelle entité qui souhaiterait prendre du recule, changer ou se reposer, de pouvoir partir sereinement. Mais, aucun licenciement n’est prévu dans cette situation de fusion absorption.

Les Echos

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