Sahel : L’échec de la France souligné

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Face à cette insécurité à laquelle le pays fait face, plusieurs mesures ont été prises. Parmi elles, l’intervention française. Cependant, certains observateurs estiment que cette opération a totalement échoué. Selon Laurent Bigot, «le niveau d’insécurité au Mali n’a jamais été aussi élevé qu’il ne l’est aujourd’hui». L’ancien diplomate français déclare aussi que «l’armée française est perçue comme une armée d’occupation» au Sahel. « Le Nord et le Centre du Mali sont d’ailleurs carrément hors contrôle. Donc l’opération qui visait à sécuriser ces zones-là, a totalement échoué.

Regardez les objectifs de l’opération Barkhane et regardez la réalité sur le terrain, il y a une incohérence totale. C’est à dire que, c’est une opération qui vise à sécuriser la zone, or la zone n’a jamais été aussi insécurisée qu’aujourd’hui. Je rappelle que l’attaque de Gao, peu de temps après le sommet Afrique France, a été la plus meurtrière de toute l’histoire du Mali.

Le déclenchement de l’opération au Mali et en RCA au départ avait une justification compréhensible par tous, mais l’absence de vison politique et stratégique a fait que ces opérations militaires n’ont absolument servi à rien et ont même accentué le mal puisque aujourd’hui notamment dans le Sahel, le niveau de violence et de l’insécurité n’a jamais été aussi élevé et puis un sentiment anti-français est en train de naître parce que l’armée française est perçue comme une armée d’occupation qui s’autorise beaucoup de choses.

Il faut se poser la question de ce que veulent les pays africains pour le continent africain avant de s’arroger le droit, le devoir, la mission de pouvoir intervenir. Je pense que c’est ça le sujet. Or, on sait bien que les pays africains n’ont pas la même vision de la menace terroriste que nous avons, et que nous pourrions d’abord nous pencher sur la vision africaine avant d’imposer la nôtre », a –t-il dit sur les ondes de Studio Tamani.

 

REGION DE KIDAL

Hassan Ag Fagaga partage le combat d’Iyad, mais

Le président de l’autorité intérimaire de la région de Kidal dans un entretien avec nos confrères de RFI, considère que se battre pour la charia est une cause noble. Toutefois, Hassan Ag Fagaga n’approuve pas les méthodes employées par le chef terroriste Iyad Ag Ghaly dans l’application de la charia. «Je souhaiterais que la charia soit appliquée, mais, cela ne dépend pas de moi seul, il faut l’avis de tous les musulmans qui sont là.

Oui, je crois que c’est ça. L’autorité intérimaire, c’est juste une autorité qui assume pour un bout de temps, c’est quelque chose de temporaire, donc on est là provisoirement et on ne peut pas décider de telles choses. Tous les groupes qui se sont alliés, ils sont là depuis longtemps dans la zone. Rien a changé», a expliqué Ag Fagaga avant de précipiter de préciser : « Je n’ai aucune idée sur lui, cela fait longtemps que je ne le vois pas, notre dernière rencontre date de 2012.»

 

REGION DE TOMBOUCTOU

Le gouverneur tente de calmer le jeu

Dans le Gourma, à Tombouctou, le gouverneur de la région s’est rendu hier dans le village de Arbichi. Localité où les groupes armés signataires de l’accord pour la paix s’étaient affrontés il y a quelques jours de cela. Cette situation inquiète les autorités régionales.

Koina Ag Ahamadou, après avoir déploré l’incident, a appelé les leaders communautaires, les groupes armés et les autorités communales à user de tous les moyens pour préserver la paix :« Suite à l’incident qui est arrivé à Arbichi dans le cercle de Rharouss, nous avons appelé très tôt les leaders de la zone qui ont entrepris immédiatement des démarches pour calmer le jeu, pour réconcilier les gens et pour rétablir la paix. Nous estimons qu’il fallait nous rendre à leurs côtés pour renforcer et consolider tout ce qu’ils ont fait en matière de réconciliation et en matière d’accalmie dans la région.

C’est pourquoi nous nous sommes rendu pour leur adresser le message de paix, leur réconforter dans cette position de réconciliation. Nous avons trouvé que la situation était vraiment calme. Les dispositions de sécurité à notre niveau sont prises par les contingents des forces armées maliennes et leurs partenaires et nous les appuyons par la sensibilisation et nous demandons l’implication des mouvements autant que faire se peut pour qu’ils sensibilisent et interviennent dans ce sens-là.»

 

KIDAL

Si les ex-rebelles étaient derrière les agresseurs

Le CICR a affirmé  vendredi dernier  qu’“après avoir obtenu les garanties de sécurité nécessaires pour le personnel et les biens du CICR auprès des autorités et des leaders de la région », l’organisation a « décidé de reprendre ses activités humanitaires au profit des populations victimes du conflit armé et des violences dans la région de Kidal.  Pour certains, cet engagement  confirme bien que ce sont les anciens rebelles qui sont derrière les violences dont sont victimes les humanitaires dans la région de Kidal. Le CICR précise que « les programmes d’urgence, à savoir la fourniture d’eau potable et le soutien à l’hôpital de Kidal, n’avaient pas été concernés » par cette suspension.

Rassemblés par MD

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