Ver de Guinée : L’éradication compromise par des infections de chiens à Mopti et Ségou

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Le Programme nationale d’éradication du ver de Guinée organise depuis hier sa revue nationale 2017. Il s’agit d’évaluer la situation d’ensemble de la maladie du ver de Guinée dans le contexte d’éradication de l’épidémie. Le SG du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique invite à une synergie d’actions entre les intervenants dans le Programme pour la certification de notre pays.

La revue nationale du ver de Guinée, les 18 et 19 janvier, regroupe une centaine de participants. Elle ambitionne de recueillir des informations des principaux agents de terrain, de mobiliser les acteurs engagés pour l’éradication de l’épidémie dans notre pays.

Il s’agit, pour les organisateurs, de faire le point de l’éradication du ver de Guinée région par région et de discuter des activités prioritaires à planifier pour l’atteinte des objectifs courant 2018. Le point saillant de cet atelier est la réflexion sur la problématique d’infections chez les animaux.

Le Secrétaire général du ministère de la Santé et l’Hygiène publique, Dr Salif Samaké, a invité les participants à la synergie d’actions pour la certification de notre pays mis en cause depuis l’éclatement de la crise par la contamination cette fois-ci de canidés dans les localités où sévit l’insécurité.

Cette situation, dira-t-il, a occasionné en 2017 une dizaine d’infections de chiens notamment dans les districts sanitaires de Djenné (Mopti) et Tominian (Ségou). Face à cette situation épidémiologique paradoxale caractérisée par l’absence de cas humain et un accroissement du nombre des infections animales, Dr. Samaké a invité les acteurs à maintenir une vigilance accrue pour l’atteinte des objectifs, à savoir : maintenir le zéro cas chez les humains mais surtout trouver une solution pour arrêter la propagation des infections animales.

Il a remercié les partenaires, l’OMS et le Centre Carter pour tout leur soutien avant de les invités à redoubler d’effort pour l’atteinte des objectifs afin que notre pays puisse être au rendez-vous de 2020.

Pour le représentant du représentant de l’OMS au Mali, c’est une lourde tâche pour le gouvernement et l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers à s’investir davantage pour mieux comprendre le cycle de transmission du ver de Guinée chez les animaux, de mettre en œuvre les stratégies de son interruption afin de garantir l’effectivité de l’arrêt de sa transmission dans notre pays.

Le vice-président du Centre Carter d’indiquer que la surveillance épidémiologique sera essentielle dans les prochaines étapes avant d’inviter les acteurs à s’assurer que notre système de surveillance est étendu et précis pour convaincre le comité de certification.

Au 31 décembre 2017, sur les 204 Etats membres, l’OMS en a certifié déjà 186 indemnes de ver de Guinée. Parmi les huit pays qui restent, quatre sont toujours endémiques dont le Mali, à travers la découverte de l’infection chez les animaux.

Ousmane Daou

L’INDICATEUR DU RENOUVEAU

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